J'avais écris les paroles de cette chanson peu avant l'élection majoritaire de Harper il y a plus d'un an maintenant. Elle dénonçait le refus d'accepter des preuves scientifiques, mathématiques, logiques pour s'en tenir à un discours plus proche de celui de la droite religieuse.
Cette semaine, les néolibéraux de Charest nous ont prouvés qu'ils avaient bien entendu le message de Desmarais et compris les leçons de nos voisins du sud en exploitant des crises sociales à leur profit en utilisant les sacro-saints tenants de la paix sociale et de la sécurité pour maintenir le peuple dans l'ignorance, la peur et le contrôle qui se rapproche de plus en plus du fascisme.
« Nous nous permettons le luxe d'être aristocrates et démocrates, conservateurs et progressistes, réactionnaires et révolutionnaires, légalistes et illégalistes, selon les circonstances, le lieu et le cadre dans lequel nous sommes contraints de vivre et d'agir" C'est par cette phrase vide de sens que Mussolini a vendu le fascisme aux italiens dans les années 20. Le gouvernement Charest se donne ce droit discrétionnaire et l'enlève au Parlement et aux juristes avec sa nouvelle loi. Quand l'exécutif reprend tout le législatif, on a le droit de parler de fascisme! La loi 78 est une loi fascisante, anti-démocratique et va à l'encontre de toutes les chartes de droits et libertés qui assurent la liberté de parole, la liberté d'association. Pourquoi ce gouvernement utilise autant de force pour quelques vitrines de banques brisées, mais chie dans ces culottes lorsque vient le temps de faire pareille avec la mafia, les criminels à cravates, les banquiers qui nous ont volés des milliard en argent public depuis 2008 par leurs mauvaises gestions de fonds privés? Parce que tous ces gens financent le parti au pouvoir.
Nous crions, par cette chanson, qui n'est pas prête pour la diffusion puisque ce n'est qu'un démo, notre honte envers cette ligue d'impro amateur qu'est le gouvernement de Charest, nous nous dissocions de cette visions du Québec, de cette vision purement économique de l'humanité et réaffirmons notre support et notre solidarité avec tous les mouvements de protestations qui se forment depuis des mois en révolte au climat malsain. La loi 78 était prête depuis longtemps, le gouvernement a exploité la grève étudiante pour la mettre en oeuvre de manière purement idéologique, faisant fi du bien de tous les québécois pour continuer de copiner avec la mafia en toute impunité pendant que ceux qui manifesteraient contre aurait droit à la matraque.
Le gouvernement Charest, ainsi que le gouvernement Harper nous dégoûtent et nous ne nous gênerons jamais pour le dire tout haut, malgré les formes de musellement qu'ils essaieront de nous imposer dans le présent et le futur!
En ce lendemain de manifestation où les policiers ont encore une fois chargés et arrêtés des manifestants pacifiques, je me dis que cette chanson de Félix Leclerc est de plus en plus d'actualité:
Si toutes nos chansons ne sont pas
politiques, LeGlobe est tout de même un groupe assez politisé. À
chaque pratique dans le local, nous discutons de ce qui se passe avec
nos gouvernements, qu'ils soient d'ici ou d'ailleurs. Un terme
récurrent dans mes paroles, c'est la montée de l'extrémisme
religieux et de son accès à des sphères importantes des
gouvernements partout dans le monde, dont les États-Unis et le
Canada de Harper.
Cependant, si nous n'avions jamais été
tendre envers le gouvernement Charest, nous n'avions jamais vraiment
non plus pris position, ni en chanson ou en concert, directement
contre lui. Lors de notre dernier show, nous avons mentionné notre
support au combat des étudiants, c'était le 22 mars et j'avais marché avec la foule imposante et calme dans les rues de
Montréal. Les événements de cette semaine, et particulièrement
ceux de l'UQO et de la manifestation devant le Palais des Congrès de
Montréal font en sorte que je ne puisse plus me taire.
Je n'ai jamais voté libéral de ma
vie, n'ayant jamais adhérer au programme de ce partie, encore moins
depuis la néo-libéralisation qui s'opère depuis l'arrivée du
conservateur Charest. Le mépris affiché par ce parti, surtout
lorsqu'il est majoritaire, m'horripile. Je n'hésiterais même plus à
qualifier ce règne de Grande Noirceur 2. Les faits semblent être
là :
vente de nos ressources naturelles pour
des peanuts; check
corruption, copinage, favoritisme
envers les amis du parti; check
privatisation de la santé et de
l'éducation; en cours
ignorez les droits et les libertés des
amérindiens (pas exclusif aux libéraux celui-là
malheureusement...); check
réprimer une grève par la force
militaire, et par le fait même, militarisation de la police; check
(je suis gatinois d'origine et pour que la police de Gatineau se soit
doté d'une anti-émeute, je crois qu'on peut parler de
militarisation.), check
Cette liste d'épicerie est commune
autant à Duplessis qu'elle l'est à Charest.
Je m'indigne du fait que nos dirigeants
mettent leurs œillères quand vient le temps de dénoncer la
violence de la répression de leur force policière tout en demandant
aux étudiants de s'excuser d'avoir bloquer des rues. La rue est un
endroit public, qui appartient à tous. Ce n'est pas, comme semble le
penser trop de gens, l'endroit qui ne sert qu'a assurer que les chars
puissent rouler vite! L'un des fondements de la démocratie, c'est de
permettre à la population de s'y rendre lorsqu'elle se sent brimée,
inécoutée ou carrément ignorée par ses élus.
Pour ce qui est des imbécillités
proclamées par le premier ministre lors de son discours au Palais
des Congrès, je ne peux que penser qu'il cherche à tout prix la
violence pour discréditer un mouvement populaire justifié. Je ne
suis pas pour la violence qu'on a vu des deux côtés ce vendredi 20
avril, mais je me permettrai une comparaison avec le hockey ici. Ceux
qui ont causé le gros des dégâts, sont les mêmes qui attendent
que le Canadien se fassent éliminer pour faire de la casse au
centre-ville. Il s'agit la même minorité, et je serais prêt à
gager dans des proportions similaires, qui se greffe à un
attroupement populaire uniquement que pour casser des vitrines et des
voitures. Ce geste est condamnable, certes, mais même le chef du
SPVM ne l'associe pas aux étudiants. Ce gouvernement accumule les
gaffes depuis presque trois mois par son mutisme et son inefficacité
à gérer tout ce qui n'est pas des enveloppes brunes ou des
cocktails de financement!
C'est pourquoi LeGlobe tient à
réitérer son appui à tous les étudiants, mais aussi aux employés
d'Avéos, à ceux de Rio-Tinto Alcan au Lac-Saint-Jean (d'où sont
originaire les deux autres membres du groupe) et à tous ceux, qui
dans le Monde, ce battent quotidiennement pour une société plus
juste, plus instruite et plus humaine; où le dialogue prime sur les
bombes et les matraques; où l'environnement est respecté et pas
seulement une marchandise; où le racisme, le sexisme et les préjugés
ne sont plus bienvenus!
Merci énormément au Festival Outaouais émergent, toute l'équipe des organisateurs, techniciens et bénévoles pour l'incroyable accueil, on a vraiment apprécié!
Un gros merci à tout ceux qui sont venus nous voir, nous écouter et surtout danser avec nous, on vous voyait tous et on s'est senti chez nous sur scène avec vous (c'était peut-être un peu plus vrai pour moi, étant originaire de Gatineau).
Une partie de la performance a été filmée, on vous tient au courant dès qu'on en a des extraits!
Bon, c'est la deuxième année que nous jouons à Woodstock à Huberdeau, donc si vous êtes dans les hautes Laurentides, n'hésitez pas à venir nous dire bonjour, ainsi qu'à tous nos amis qui nous accompagnent dans ce beau party.
Nous serons également au pub St-Ciboire sur la rue St-Denis à Montréal, jeudi le 18 août, accompagné de Willy Burn. Nous montons sur scène en premier, donc on devrait commencer vers 21:30 à peu près.
Sinon, pour mes amis de l'Outaouais, nous sommes en concert pendant le Festival Outaouais émergent le vendredi 9 septembre, en première partie de Malajube! Ça se passe sur la scène extérieure, située sur le site de La Fonderie au 211 rue Montcalm, près de la sortie de la 50. Ne manquez pas ça, ce sera épique!
Voici un vidéo de présentation du festival en attendant!
On n'a pas été très présent ici ces derniers temps. On a dû dire au revoir à Tob, qui s'en va continuer avec Les Vétérans ou en solo, ne manquer pas ses shows si vous les voyez passer! Le groupe continue en trio pour tout de suite et on verra plus tard si on y ajoute un quatrième membres.
Sinon, nous sommes depuis plus d'un mois sur le palmarès de Bande à part et sur celui de CFOU à Trois-Rivières, merci à vous de nous encourager!
C'est à peine si la ville a changée en 65 ans!? quoi que Camilien Houde avait un peu plus d'envergure que le présent maire. Beau petit documentaire de l'ONF sur une nuit à Montréal en 1947: Montreal by night
Merci à tous ceux qui ont bravés le froid pour venir assister à notre lancement le 24 janvier. Nous avons apprécié notre soirée qui s'est déroulée jusqu'en début de matinée.
Les réponses face au EP sont très bonne et un grand merci à Christopher St-Louis qui nous a aider énormément pour l'enregistrement et la réalisation et à Stefan Kozminchuk pour le matriçage.
Nous somme déjà au palmarès de CISM
Et Bande à part nous sélectionne musicalement:
Et Sébastien Charest de CHOQ.FM n'a que de bons mots à propos de notre biographie et semble apprécier notre musique aussi (vers 1h15min de l'émission)
Vous pouvez télécharger gratuitement et sans aucuns remords notre EP Post-orchestre de mariage sur notre Bandcamp
LeGlobe est toujours vivant,nous sommes en studio jusqu'à la mi-octobre pour compléter notre premier ep qui sera disponible sous peu sur le web et, si tout va bien, un 45 tours que vous pourrez vous procurer quelque part éventuellement!
Tout le monde travaille un peu trop de ce temps là, donc c'est un peu mort ici. LeGlobe est en studio pour enregistrer un ep de six pièces. Ça devrait être disponible en mai ou juin.
Sinon, une belle petite découverte dernièrement, un groupe d'Austin du nom de Harlem
Merci à tous ceux, et surtout à toutes celles, qui sont venus nous voir hier à la Casa Del Popolo. Nous somme très reconnaissant de votre support et merci à Locomotiv de l'invitation. C'est toujours agréable de jouer avec vous les gars.
Sinon, voici une pièce qu'on a enregistré en local le mois dernier et que vous avez entendu hier dans une version très semblable, Mon bras (moi je peux le remettre, vous pas)
Aussi, une de mes découverte récente, de L.A, Best Coast. Ça me fait penser à une version beaucoup plus sale de Camera Obscura.
Ah insomnie, quand tu nous tiens. J'estime que dans les 10 dernières années, je dois avoir vu au moins 2500 concerts, tous styles, grandeurs de salles et intensités de volume confondus.
Pendant ces 10 ans, j'ai travaillé comme disquaire, recherchiste et programmateur musical à Bande à part. Ces trois boulot ont un horaire de jour qui ne complémentent pas bien le style de vie nocturne associé aux concerts susmentionnés. Depuis l'âge de dix ans, je souffre d'insomnie et mon style de vie ne fait rien pour y remédier.
J'entame donc, à 2h du matin, la lecture de Mainlines, Blood Feasts, And Bad Tastes, A Lester Bangs Reader, recueil de texte de Lester Bangs édité par John Morthland, ami et biographe de celui qui est maintenant reconnu comme le plus grand «rock writer» de l'histoire. Une profession qui a maintenant environ 40 ans et une certaine reconnaissance.
Bangs est reconnu comme un être nocturne, qui écrivait presque toujours, mais qui aimait particulièrement rester éveillé la nuit pour écrire, écrire n'importe quoi à propos de la musique, de ses états d'âmes, mais surtout écrire pour écrire. Mort en 1982 à l'âge de 33 ans d'une overdose, Bangs était reconnu surtout par ses pairs et craint des musiciens, mais ça s'arrêtait pas mal là. Il a tout de même réussi à faire reconnaître le travail des journalistes rock, tout en demeurant un critique imperturbable.
En 1980, dans son livre Loose Talk, Linda Botts rapporte ces paroles de Frank Zappa : «Rock journalism is people who can't write interviewing people who can't talk for people who can't read.» En traduction libre: le journalisme rock, c'est des gens qui ne savent pas écrire qui interview des gens qui ne savent pas parler pour des gens qui ne savent pas lire.
Frank Zappa est reconnu comme un des plus grands musiciens, tout genre confondu, du XXe siècle. Son oeuvre officielle enregistrée est à peu près inégalable, sans compter les «bootlegs», officiels ou non. Tout comme pour Bangs, il a ses détracteurs, mais somme toute, beaucoup plus d'admirateurs et son influence sur à peu près toute la musique d'aujourd'hui, directe ou non, est incommensurable.
Beaucoup de journalistes et d'auteurs se réclament aujourd'hui de Bangs, même si son influence ne se fait pas toujours sentir dans leurs oeuvres. J'admire Lester, mais je ne me réclame pas de lui. Je ne suis pas un admirateur de Zappa, mais je suis quand même d'accord avec son point de vue.
Par contre, lorsqu'on m'assigne un disque à critiquer, je prends la chose au sérieux, même si je trouve ça un peu ludique. J'aime lire les critiques dans les journaux, sur les blogues et les magazines. Si un critique détruit une oeuvre que j'aime, je ne me sens pas attaqué personnellement dans mes gouts. Si quelqu'un commente que je n'ai pas bien compris un disque auquel je donne une mauvaise (ou une bonne) note, c'est la même chose. Ce que je recherche, c'est la culture et non l'approbation.
Si je lis une critique du dernier A Place To Bury Stangers, je veux savoir si ces jeunes musiciens ont bien assimilé l'héritage de Jesus and Mary Chain ou s'ils sont tous simplement une copie de cliché d'émules de My Bloody Valentine. Que le critique aime ou non, c'est pas vraiment important. Ce que je veux, c'est découvrir d'où vient et où ira un artiste.
Même si je n'étais que très rarement d'accord avec lui, je dévorais les chroniques et les critiques de Robert Lévesque dans le Devoir et le Ici. Cet homme m'a fait découvrir plein d'auteurs et de metteurs en scène en plus d'être lui même quelqu'un qui écrivait bien. Lévesque est un homme de culture et qui ne se gêne pas pour en faire un étalage, pompeux certes, mais qui est plus important que l'acte de critiquer lui même, ou du moins, qui lui donne tout son sens.
Le rôle de critique est avant tout celui de prescripteur. L'oeuvre culturelle est en soi une anomalie. Prenons exemple sur le journalisme sportif. Au hockey, chaque joueur a une tonne de statistiques sur lui pour chaque match. On compte son temps de glace, les points pour, les points contre, le nombre de tirs bloqués, etc, et une fois le tout compilé, on peut aisément affirmer qu'Hal Gill a connu un mauvais match ou que Plekanec est en feu.
Ces journalistes ont des outils concret pour analyser les performances et peut faire abstraction de ses goûts personnels pour critiquer la soirée de travail du joueur. On peut ensuite douter de leurs talents d'orateurs à la télévision, mais leurs jugements sont assez respectés et s'appuient sur des faits concrets.
On ne peut cependant juger un album au nombre de note par minutes, un livre au nombre de points ou un film à son temps de jeu. On peut le mettre en contexte dans l'histoire de l'art et c'est à peu près tout. L'appréciation d'une oeuvre c'est personnel; un critique n'a rien à vous apprendre sur vos goût et vous n'avez rien à lui apprendre sur les siens. Je vous dirais cependant de lire une critique pour vrai, pas juste regarder la note et vous faire une idée du texte car vous pourriez peut-être y découvrir quelque chose.
Si vous vous êtes rendus jusqu'ici, je vous félicite car j'espérais ne pas m'y rendre moi-même et d'être déjà dans les bras de Morphée. Mon ordi a planté et j'ai dû tout ré-écrire depuis le 4e paragraphe une deuxième fois, il est maintenant 4h du matin et je vais travailler bientôt, j'ai cependant une dernière petite chose à vous demander. Quel est votre album préféré de tous les temps? C'est lui le meilleur c'est tout, peut-être pas pour moi, mais tout album a le potentiel d'être le meilleur si quelqu'un est là pour le penser et ça s'arrête là.